Au Trocadéro, un appartement haussmannien entièrement rénové, livré vide — sans un meuble habité, sans une affaire personnelle. Boiseries, marbres, ferronneries et laiton tout juste reposés attendaient leur premier regard.
Tout l'enjeu : donner vie à un lieu encore inhabité. Sans le secours d'objets du quotidien, c'est la matière qui raconte — le damier de marbre noir et blanc, la fonte ouvragée des radiateurs et leurs robinets de laiton, les moulures et rosaces, le veinage d'un plateau de table, les pastilles de verre d'un lustre. Prise de vue construite sur ces détails et sur la lumière des grandes fenêtres, jusqu'à la tour Eiffel cadrée depuis la salle de bains. Retouche menée pour révéler les matières sans les durcir : équilibrer les blancs des boiseries, garder la chaleur des parquets à chevrons, faire chanter le laiton et la pierre. Habiter le vide par la seule présence des matériaux.
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